lundi 28 décembre 2015

Connemarra National Park {Jour 4}

Terre brûlée au vent...
Le Connemarra...

En fait le Connemarra cela fait déjà quelques jours que l'on y est déjà. Mais celui là était l'occasion de visiter le parc national du même nom, sa lande, ses tourbières...
Et en fait de terre brûlée au vent, on y était complètement : 85km/h avec des rafales à 105km/h, un plafond nuageux tellement bas qu'on a traversé celui-ci, mais toujours pas de pluie.

Le parc comprend trois sentiers au départ de l'accueil (fermé pendant l'hiver) permettant chacun de découvrir l'un des aspects emblématique du Connemarra (avec supplément vent pour tous).
Les chemins ne sont pas excessivement longs ni difficiles, excepté celui qui grimpe au sommet de Diamond Hill : 445m de pur plaisir ! Sans dire qu'il est dur, il grimpe pas mal même si le chemin est assez facile.

Commençons donc :

La ballade commence tranquillement : quelques arbres, un petit cours d'eau...
De la lande... Humide... Et tourbeuse...

Puis on commence à monter et on s'approche doucement de Diamond Hill, perdue dans sa couronne de nuage

Le sentier commence à grimper...

Diamond Hill dans les nuages
Une fois qu'on atteint vraiment la colline, le sentier se fait un peu plus ardue. Il reste bien délimité mais étroit et assez raide par endroit. D'autant que le vent reste de la partie et ne facilite pas l'ascension.

Vers le sommet...

En définitive, nous n'avons pas pu aller au bout : trop de vent et de nuage. La dernière partie du chemin tenant plus du sentier de chèvre que du chemin de randonné, le vent rendait celui-ci beaucoup trop dangereux pour être parcouru en sécurité.
Nous sommes donc redescendu tranquillement en poursuivant notre route. Ceci dit, la vue est déjà exceptionnelle lorsque l'on s'approche du sommet.

Vue de la baie et de la presqu’île de Renvyle
 Après avoir bien marché, nous sommes tranquillement partis vers notre prochaine destination : Castelbar. Sur la route nous avons croisé Kylemore Abbey. Il était trop tard pour visiter mais ça doit valoir le détour.


Kylemore Abbey

dimanche 27 décembre 2015

Omey Island {Jour 3}

Vous avez échappé dans le titre à une tentative de jeu de mot vaseux de type "Oh mais High Land"...
Parce que je l'attendais cette étape du voyage !
Le preuve en image dès l'arrivée à Claddaghduff (éternuez en le disant, ça passe crème).

En voyant cette photo je me dis que j'ai loupé une carrière de blogueuse mode. Je vous assure que je trouve que réussir à empiler autant de couches de vêtements en arrivant encore à bouger les bras tiens du miracle. On doit être à cinq couches en haut en trois en bas à ce moment de la journée... Mais ça marche très bien niveau chaleur.
Revenons à Claddaghduff, petite bourgade avec un parking bien pratique qui mène tout droit à la route pour Omey Island.
L'île en elle-même est dotée de quelques ruines pouvant dater du Moyen-âge et de paysages splendides. Cependant le détail qui avait attiré mon attention lors de la préparation du voyage était que l'île pouvait être rejointe à pied depuis la côte aux heures de marée basse.
C'était une première pour nous deux, nous avons chaussé nos bottes et filé sur cette île qui nous tendait les bras. Au passage, nous avons admiré les dessins qu'avaient laissé les vagues dans le sable.


L'île permet de profiter de différents paysages qu'offre le Connemara. Un sable gris et fin sur des plages aux rochers marrons polis. Ou de grands espaces de landes verte et rousse ainsi que de lourdes roches noires et lisses . Ou encore des ruines et quelques murets de pierres presque rondes bordant les champs.






En chemin nous avons croisé le Père Noël ( je suis forte pour le repérer le gaillard) qui reprenait déjà bien courageusement le sport. Il marchait valeureusement avec son bâton de marche et nous a retrouvé au sommet de l'île. Nous y admirions, perplexes, quelques tas de pierres. Il venait d'en déposer une sur le plus grand entassement quand Sylvain lui a demandé la signification de ce lui. Il nous a expliqué que cet endroit étant le plus haut, c'était ici que les marcheurs avaient décidés de créer ces petits monuments. Le voyageur peut choisir de placer une pierre sur l'un des tas pour le faire grandir et le consolider. Ce faisant, il exprime le fait qu'il viendra à nouveau sur l'île. A vous de deviner si nous avons, nous aussi, apporté notre pierre à l'édifice...



Pour finir, nous avons repris la route en direction de Clifden où nous dormions. Nous y avons séjourné au pub et profité d'une retransmission live d'un match de Rugby avec deux soupes du jours et des sandwichs. On s'est senti au bon endroit, au bon moment.
Sur la route, un ancien édifice religieux nous a fait de l’œil. Nous avons bien fait de nous y arrêter.


C'était Cécilia. A demain pour la fin de notre aventure dans le Connemara !

samedi 26 décembre 2015

West Coast {Jour 2}

Après notre visite de Glendalough et une nuit à Galway, le Connemarra nous ouvrait enfin ses bras... Humides...
Cette deuxième journée devait nous emmener de Galway à Clifden par le sud du Connemarra puis par la côte.

Dès que l'on quitte les zones de peuplement "dense" (à l’échelle de l'Irlande) et que l'on s'avance dans la lande, le paysage devient extraordinaire : beaucoup de lacs et de granite, quelques arbres épars et surtout, surtout des moutons (qui, lorsqu'ils ne bougent plus, ressemblent à de jolis rochers blancs polis, dixit Cécilia)! Il faut d'ailleurs prendre garde, ces derniers ayant des notions de code de la route franchement rudimentaires...

De la lande, du granite et des lacs... Le Connemarra...
Notre premier arrêt pour cette journée a été le Ballynahinch castle, un château du XVIIIè siècle converti en hôtel de luxe dont on peut visiter les abords.

Nous avons eu beaucoup de chance encore une fois puisque normalement pendant les fêtes les commodités du châteaux (entendez : le pub) sont fermées hormis pour les résidents. Mais armés de notre plus beau sourire et de notre avenance légendaire nous avons pu de bonne grâce nous faire ouvrir les portes de celui-ci et même nous faire offrir un thé.

Maintenant place à la ballade... Le site offre plusieurs possibilités de marche entre lacs, forêt et rivière. La pluie s'étant arrêtée, même si le soleil était encore timide, nous avons pris notre temps pour marcher tranquillement en faisant une longue boucle parmi les arbres. Point de lande ici, le site est surtout arboré et parsemé de plans d'eau.

Pas de vent, pas de pluie, les lacs sont de véritables miroirs...
Nous sommes ensuite reparti tranquillement par la côte par Roundstone pour rejoindre Clifden. Nous avions prévu une halte dans la lande, vers Ballyconneely pour visiter les ruines de Bunowen Castel.
Malheureusement, le site est privé et, même si après une demande il nous a été possible d'obtenir la permission d'en faire le tour, la présence d'un troupeau de mouton et surtout l'interdiction formelle d'y pénétrer pour cause de dangerosité a fortement limité la visite.

Bunowen Castle
Il était temps ensuite de nous rendre vers notre destination : Clifden.
C'est une très jolie petite ville surplombant une baie très calme.

Une fois encore, la chance était au rendez-vous. Alors que nous devions dormir en dortoir ce soir là, nous avons eu la surprise d'avoir une charmante petite chambre dans l'auberge de jeunesse. Ce soir là, le plan était : PUB ! A la fin de la deuxième journée sur le sol irlandais, il était plus que temps que je boive ma première Guiness... Et bien ça n'a rien à voir avec celles que l'on boit de part chez nous : plus douce, plus amer, plus fruitée et plus moussue... Bien meilleure !

Clifden : la baie de nuit

vendredi 25 décembre 2015

Cosy, pretty, rainy day {Jour 1}

Dormir dans un bon lit bien chaud sur un sol ferme après avoir été malade pendant une vingtaine d'heures sur un ferry, ça n'a pas de prix. Mais quand votre lit est dans une confortable cabane au milieu d'un charmant jardin, c'est du luxe. En tout cas, si l'on parle de la cabane d'Edwin et Fiona à Rathdrum.




Pour noël, Fiona avait eu l'adorable attention de nous bricoler un petit sapin avec quelques branches et de nous laisser quelques bonbons au chocolat à l'irish cream... Je reconnais avoir dévoré les deux tiers du paquet et j'estime avoir été extrêmement raisonnable ! Notons également l’exceptionnel petit-déjeuner qui nous attendais dans un petit panier dans une autre cabane cuisine. Un délice bio, local et végétarien qui était accueilli avec bonheur.





Regonflés à bloc, nous avons roulés jusqu'à Glendalough (la voiture hein, nous n'étions pas remplis au point de jouer les culbutos jusqu'au lieu dit). 
Il a plu longtemps, mais nous étions parés. Capes, pantalons de pluie et bottes, nous nous sommes aventurés dans ce lieu magique pour découvrir les deux lacs, les ruines d'une église, une ancienne cité minière et enfin, le fameux cimetière, son église et sa tour de trente mètres de haut. La pluie et le brouillard ont embelli les lieux et les quelques marcheurs que nous avons croisé échangèrent avec nous de joyeux "merry christmas".
C'est donc dans une belle atmosphère que nous avons pris le temps d'admirer les paysages, les pierres sombres, le jeu des herbes presque rouges et de la végétation verdoyante. L'eau du lac et les multiples cours d'eau environnants accrochaient le regard et l'envie de prendre en photo chacun de leurs détails était très forte ! 
La cité minière, très sauvage et laissée à l'abandon est très émouvante. La difficulté de la vie des mineurs est perceptible dans le froid et la rudesse du relief. Nous avons admiré en silence en nous baladant à travers les courants d'eau et en sautant de pierres en pierres.
Voici une petite sélection des clichés pris par Sylvain, vous verrez que la météo n'était en rien un problème pour apprécier les lieux.













jeudi 24 décembre 2015

Irlande ! Trajet aller

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui c'est moi qui prend la plume (numérique) pour rédiger cet article. Ma chérie est en train de doucement agoniser sujette au mal de mer (mais je raconte la fin avant le début).

Nous sommes en donc en transit pour visiter les vertes contrées d'Irlande.
Partis hier matin de bonne heure (vers 8h30 quoi) nous avons traversé la France pour rejoindre Cherbourg, son port et son ferry. Rien à raconter sur cette partie du voyage, tout s'est bien passé et nous sommes arrivé bien à l'heure pour faire notre embarquement.
Et là... Surprise ! Avis de tempête !
Bon, on a eu de la chance au regard des conditions météo : notre ferry n'était pas annulé, uniquement retardé. Pour un départ à 20H30, celui ci était repoussé à 3H00 du matin (heure prévu).
Un "petit" retard, mais bon, c'est les vacances  et aurait pu tout aussi bien ne pas partir du tout...

Note au lecteur : plutôt que de se plaindre, on s'est inquiété du boulot nécessaire pour les agents d'équipage qui eux aussi prennent du retard et doivent entretenir à l'escale un navire ayant subi les assauts de passagers malades... La gentille agent d'accueil a été très surprise de cette sollicitude qui - de son propre aveux - n'était encore jamais arrivé...


Du coup, puisqu'on avait le temps, on a décidé de profiter de la soirée.


On a visité un peu la ville de Cherbourg, plutôt petite mais agréable (pour ce qu'on en a vue) et on est allé manger dans un burger absolument parfait : le Yalta.


C'est l'un des meilleurs burger / frites que j'ai mangé : bon, copieux, pas cher, des frites moelleuses ET croustillantes (oui ! oui !). Bref, idéal pour manger en attendant...
Après ce repas, vu qu'il restait encore un peu plus de 3 heures à attendre, on s'est dit qu'une séance de cinéma nous aiderai bien à patienter. Alors on a pas innové, on est allé voir le dernier Star Wars. Mais déjà ça passe facilement 2h30.

Après tout ça, on est retourné tranquillement au port pour faire notre enregistrement et embarquement (bon ça a encore pris environ 4H).

Et donc nous voilà, dans le bateau à 4H du matin (un peu beaucoup fatigués après la route, toussa) a attendre d'être dispatchés sur les ponts (on avait pas pris de cabine). Et là surprise (agréable cette fois), le gentil agent à l'accueil nous dit tranquillement que non, c'est noël, c'est cadeau, on a droit à notre petite cabine à nous... Bon sur le moment on était tellement fatigué qu'on s'est pas posé de question. C'est ce matin en me levant et en voyant que certains passagers ont dormis sur des banquettes que je me suis dit que d'avoir une penser pour le personnel, n'avait peut être pas été inutile... ;-).

Là il est est 15H30 (irlandaise), nous venons de doubler la pointe sud-ouest de la perfide Albion pour remonter sur Roslare Harbour. Ha oui, comme je le disais au début, Cécilia est malade, elle n'a pas du tout le pied marin. Bon il faut quand même admettre que la mer tape ! Et plutôt plus que moins  D'autant que là, avec le changement de cape, en plus du tangage dû à la hauteur des creux, s'ajoute une vieille sensation de roulis causé par les vagues qui viennent maintenant de travers à tribord (jargon maritime inside...). Moi ça va, je m'amuse comme un fou, j'ai pas le mal de mer et donc tout va bien...


Suite au prochain épisode...

Sylvain

mardi 8 décembre 2015

J’ai mis des bougies à mes fenêtres.





Je suis lyonnaise à 91%. C’est-à-dire que j’ai vécu dans le Grand Lyon 91% du temps qu’à duré ma vie. Oui, j’ai toujours adoré les statistiques.
Pendant toute mon enfance, le 8 décembre était une fête très chouette qui se déroulait selon un rituel bien précis : d’abord remplir les lumignons d’un fond d’eau pour éviter qu’ils ne tombent, puis allumer des bougies chauffe-plats pour les déposer dans les photophores préparés.
J’alignais ensuite mes 4 bougies par fenêtre avec soin. Enfin, nous partions en famille, fêter le 8 décembre de mon village. La tradition, c’était alors que le père noël passait nous faire un coucou en descendant en rappel la façade de la mairie. Et ce grand sportif en profitait pour distribuer des papillotes à grandes brassées. S’en suivait un savant tri pour déterminer lesquelles étaient les pâtes de fruits (que je refilais à mon frère, le seul capable de les apprécier), desquelles étaient le saint graal : j’ai nommé la papillote chocolat fourrée à la pâte d’amande. Vous avez compris : c’était trop génial.


Je reviendrais seulement sur cette histoire de lumignons, puisque c’est à ce propos que je voulais écrire quelques mots aujourd’hui.
Je ne suis pas croyante. Donc je n’aimais pas disposer de petites lumières à mes fenêtres pour remercier la vierge, ce qui est la raison première de cette tradition à Lyon. J’aime cette habitude car elle rendait le monde plus beau. La flamme des bougies ajoutant des centaines d’étoiles à la nuit hivernale. Et j’aimais que chacun participe. Comme par un accord tacite, sans qu’il soit besoin d’en discuter ou de se connaître, chaque voisin du hameau sortait ses lumignons et le monde devenait un peu plus féérique.
En apprenant l’annulation de la fête des lumières, j’ai d’abord été déçue.
Je parle ici de la fête qui se déroule à Lyon depuis quelques années, où des professionnels créent des installations lumineuses et sonores dans toute la ville. Bien que je n’y aille plus depuis quelques temps, je sais à quel point ces spectacles sont magiques et font redécouvrir une ville que j’aime profondément.
Cependant, j’ai pensé au fond de moi que cela serait l’occasion que tout le monde ressorte ses bougies. Je n’ai pas été la seule puisque dans la journée même de l’annonce de l’annulation, la ville de lyon a publié puis affiché partout dans la ville cette affiche :


Et soudainement j’ai eu un problème. Et le premier tour des élections ne m’a pas aidé. L’idée de l’union par les bougies, cela me paraît finalement aussi peu efficace que résister en prenant une bière en terrasse. De plus, je n’ai pas voulu commémorer les attentats de Paris. Chacun fait son deuil comme il l’entend ; pour ma part, je n’arrive pas à prendre le temps de faire des minutes de silence, allumer des bougies ou ne pas sortir pour commémorer certains morts et pas d’autres. Je ne peux pas me taire à chaque mort victime de la barbarie. Je ne veux pas me taire pour des français ou des américains mais pas pour des syriens, des burkinabés  ou n’importe quel peuple opprimé.  Alors je préfère parler.
Ce soir, à 19h, je constatais que certains de mes amis allumais leurs bougies jusqu’à leur page facebook et j’hésitais. Puis j’ai vu le balcon de mon voisin préféré (j’en parlerais un jour de ce voisin) illuminé par des dizaines de lumignons. 


Je suis alors sortie sur mon balcon. Le vent était à peine frais. Peu de gens avaient suivi le mot d’ordre, mais ceux qui l’avaient suivi rendaient les immeubles tristes de mon quartier enfin joyeux. Les flammes de bougies, cela réchauffe jusqu’au cœur. Alors j’ai pris les quelques photophores de la maison et des bougies. Et mon balcon s’est embelli. J’ai été heureuse d’avoir eu la flemme de jeter mes vieux bocaux en verre car les pots de compote, d’agave ou d’huile de coco ont été réquisitionnés pour la cause.J'ai fait quelques photos, mais en raison d'un appareil qui ne veut plus répondre, il a fallu se résoudre à la qualité de mon téléphone. Imaginez plutôt les lumignons de récup' et les autres (multicolores) dans votre tête.
A l’heure qu’il est (20h15), les bougies sont plus nombreuses à chaque fois que je regarde par ma fenêtre. Au fond, peu importe la raison pour laquelle mes voisins allument des lumignons ce soir. Cette nuit, je vais seulement profiter de la douceur de ce sentiment d’enfance qui ressurgit alors que le reste de l’actualité est dur et coupé de toute magie.

Ce soir je souhaite à tous le meilleur. 
Cécilia.